Smart Placement : l’atout international de la French Tech

Vous avez diffusé la fiche de poste sur toutes les bonnes plateformes telle une annonce publicitaire sur papier glacé. Aucun doute à vos yeux, vous ouvrez une opportunité inédite de rejoindre ‘l’organisation-en-pleine-expansion-du moment’.

Reste que côté candidats, l’accueil est quelque peu différent. Après les chiffres qui font tourner la tête, et le descriptif d’une mission prenante et passionnante, on plonge dans le dur du ‘sujet’, du profil idéal aux conditions de recrutement. Le retour aux réalités n’a pas forcément la même saveur au regard du décalage entre l’exigence attachée aux années d’expérience et le salaire adossé à ses quelques avantages.

Dans l’environnement Tech, cela s’appelle une erreur. Une grosse erreur de croire que l’on peut encore se contenter d’un schéma classique de recrutement à l’heure où le marché est en surchauffe. On agit dans le confort des habitudes, certain de voir des centaines de candidats taper à votre porte en faisant vôtre cette bonne vieille maxime : beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Mais est-ce si évident de trouver la perle rare parmi ces quelques ‘élus’ ? Là encore, il convient de s’interroger car rien n’est moins sûr. À s’obstiner dans cette voie, le risque de passer à côté de la personne de la situation est réel sans compter celui d’une forte volatilité parmi celles et ceux avec qui vous décidez de signer.

Nouveau paradigme

Cette guerre des talents ne se résout pas avec une énième solution technologique ou à coups d’artifices qui ne tiennent pas la distance. Elle suppose plutôt de la regarder avec lucidité en déplaçant son regard sur la manière d’aligner ce que l’on recherche et ce que l’on est.

Vous avez la taille d’une entreprise qui tient une trajectoire prometteuse et qui, de facto, doit pouvoir tirer son épingle du jeu en créant l’équipe gagnante. Alors oui, cela suppose de chasser sur le terrain des meilleurs avec la conscience de ne pas avoir les moyens de ses ambitions. Mais cela ne veut pas dire pour autant que vous devez revoir vos ambitions à la baisse. Non. Cela signifie plutôt qu’il vous faut changer de paradigme pour permettre d’engager un recrutement réellement structurant.

Le changement de paradigme, en l’occurrence, tient à une question simple.

Pourquoi continuer à chasser sur un territoire saturé quand un vivier entier de talents techniques, formés, motivés, passe largement sous les radars ?

Ces profils internationaux issus des filières d’ingénierie asiatiques de l’Inde au Vietnam, du Japon à Singapour justifient de solides formations, une appétence prouvée pour la mobilité, et surtout une disponibilité à un moment où ils ne sont pas encore entrés sur le marché du travail.

Modalité d’alternance

Concrètement, vous réfléchissez votre recrutement depuis l’alternative d’une alternance ouverte à un étudiant étranger de niveau Bachelor souhaitant poursuivre une spécialisation en France. Il s’agit ni plus ni moins que de réaliser du recrutement sur les campus internationaux comme pourrait le faire une Grande École d’ingénieurs, à la différence près que vous maîtrisez le processus de bout en bout.

Choix de la spécialisation de Master, choix de l’établissement d’accueil en France, choix du profil recherché, choix des universités à prioriser dans le pays, vous composez l’équation qui vous ressemble sous l’œil d’un ex-agent du Quai d’Orsay ayant évolué dans le milieu de la coopération universitaire quinze ans durant.

Cette approche se traduit en modalité opérationnelle
baptisée ‘Smart Placement’.

Contrairement à sa consonance technologique, Smart Placement désigne un schéma de placement prenant en compte tous les aspects d’un recrutement de cette nature. De la compréhension du besoin à l’intégration effective dans l’entreprise. Suivant donc un parcours précis et cadencé, respectant le calendrier des inscriptions des étudiants internationaux en France défini chaque année par l’agence gouvernementale Campus France.

Cette mission de recrutement intègre donc bien un versant de mobilité qui, en dépit de ce que l’on peut craindre, ne fait pas courir le risque de vous entraîner dans un casse-tête administratif. Le cadre réglementaire s’avère, a contrario, être un levier. Conformément au décret n°2021-360 relatif à l’emploi d’un salarié étranger, une formation en contrat d’apprentissage de niveau Master ou de niveau I labellisée par la Conférence des Grandes Écoles est accessible dès la première année de séjour du candidat sans qu’il soit besoin de justifier d’une année de formation initiale en France. En d’autres termes, l’alternance est devenue un instrument d’attractivité des talents internationaux.

Choix structurant

Smart Placement ne vient pas résoudre une problématique RH à très court-terme, ne serait-ce qu’en raison de ses contraintes de mise en œuvre qui se déclinent sur une période de 9 à 12 mois. Smart Placement n’en demeure pas moins une solution qui porte une certaine vision du recrutement dans la Tech selon laquelle la course à l’innovation ne se gagne pas en allant faire des ‘prises de guerre chez le voisin d’en face’. La course à l’innovation, si tant est qu’elle soit assise sur des valeurs de progrès partagé, est une affaire de melting pot de matière grise qui mérite de parier sur ces jeunes potentiels internationaux tout en considérant qu’ils puissent s’inscrire durablement au sein de votre organisation.

Pour l’avoir vécu de près sur Sophia Antipolis, comme sur Aix-Marseille ou Montpellier, Smart Placement est loin de convoquer l’évidence. Combien de DRH l’ont accueilli avec un sourire poli, peu disposées à entrevoir ses bénéfices. Pareil élargissement des horizons n’est pas dans la culture ‘maison’. Plutôt Paris que Delhi, Bordeaux que Kyoto, Lyon que Saïgon, Strasbourg que Singapour… le réflexe du franco-français demeure accroché aux certitudes de ce que l’on maîtrise. Sauf qu’à quelques encablures de là, derrière les murs de ce bâtiment moderne fondu dans un paysage naturel luxuriant, ça grouille d’ingénieurs de plus de 20 nationalités. L’enseigne a très certainement une toute autre envergure, très certainement une réputation qui dépasse les frontières, très certainement une armée de talent managers spécialisés en quête de perles rares. La comparaison est difficile et quand bien même. Pas loin, on vous distance parce qu’on a fait de l’international l’alpha et l’omega d’un développement à long terme.

Au final, Smart Placement engage une décision de fond sur les voies et moyens de mieux recruter, de gagner en qualité de compétences individuelles, comme collectives, de produire le scénario humain de projet d’entreprise.

Cette décision ne se perd pas en conjectures. Elle est fondée, réaliste, et à la portée des ‘petits’ qui ont tout des ‘grands’, PME, ETI comme startups.

Si, qui plus est, vous appartenez aux 34% d’entreprises qui envisagent de se développer dans de nouveaux pays, vous n’aurez d’autre choix que de donner à cette ambition une lecture RH solide. Qui dans vos équipes saura déjà dialoguer avec un marché indien, décoder les usages d’un partenaire japonais, ou simplement comprendre ce que signifie travailler avec une culture qui n’est pas la vôtre ? Le recrutement structurant ne se mesure pas seulement à l’aune du poste qu’il pourvoit aujourd’hui. Il se mesure à l’aune de ce qu’il rend possible demain.

Vous l’aurez compris. Smart Placement n’est pas une solution de plus en trois clics, mais un appel à votre éthique de responsabilité pour concrétiser un développement profitable à tous.