Vous orienter c’est déjà vous recruter !
Passer par un coach, un consultant, un psychologue, un mentor, un accompagnateur, un formateur… est un excellent réflexe pour qui veut bien négocier le virage sensible de l’entrée dans le supérieur.
Mais à l’évidence, ces professionnels éclairent sans être ni payeurs, ni recruteurs.
Et c’est là où la perspective change du tout au tout dans mon costume (encore large!) d’agent de talents Tech.
Car l’orientation est déjà en soi du recrutement.
Elle vient directement positionner sur le grand échiquier des carrières du secteur. Il ne s’agit plus d’explorer les horizons du possible mais de projeter dans des scénarios prédéterminés conduisant aux portes des entreprises. Précisément parce que ces scénarios ont été réfléchis pour et avec ces mêmes entreprises.
Du Smart Placement.. à l’orientation post-bac
Chez Génération-T, cette pratique porte un nom : le ‘Smart Placement’.
Dans le schéma actuel, il consiste à trouver des profils scientifiques internationaux qui ne sont pas encore diplômés à venir poursuivre une partie de leurs études en France pour, in fine, collaborer avec des acteurs de l’écosystème de la French Tech. Concrètement, des étudiants de Bachelor sont identifiés en Inde au Japon ou dans d’autres pays asiatiques pour rejoindre les bancs des universités et de grandes écoles françaises tout en étant directement plongés dans le bain de projets via une alternance.
Peut-on pour autant adapter ce modèle quand on remonte comme cela jusqu’à nos jeunes scientifiques de 17 ans?
Probablement pas en ces termes. Reste qu’à l’heure où la France rencontre des pénuries structurelles de profils hautement qualifiés, où le marché de l’emploi continue à se gripper sur le segment des ingénieurs et des chercheurs expérimentés, on ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur ce que devrait être une modalité pérenne de recrutement.
En faisant le pari du temps long, l’orientation académique devient un acte fondateur. Les avenirs se dessinent non pas tant dans les éclats des modes que dans l’ombre des tendances. On ne peut plus transformer intelligemment le talent en professionnel performant sans une compréhension à spectre large des enjeux et qui démarre de fait dès l’heure des choix.
Conseil stratégique
Mais cela n’est pas juste une affaire de posture.
Avec Génération-T, j’ai lancé cette année une activité de conseil en orientation post-bac destinée aux profils scientifiques. Objectif ? Il est, j’allais dire, toujours le même : détecter, orienter, projeter.
Mon approche vise à soutenir une prise de décision éclairée, en articulant une analyse approfondie du potentiel de l’élève avec les réalités académiques et professionnelles, en France comme à l’international.
Cette modalité d’accompagnement est évidemment beaucoup plus exigeante car l’on vient poser un regard réalistement ambitieux sur la / les place (s) à prendre sur ce grand échiquier de la Tech mondialisée.
Nous sommes donc bien dans de l’aide à la décision à partir de laquelle l’élève et sa famille ont le pouvoir de choisir le ‘bon’ tournant au regard de scénarios d’études pré-identifiés.
Situations complexes
Cette même méthode entend aussi aider les lycéens comme les jeunes étudiants mis devant une équation de parcours aux nombreuses inconnues.
C’est le cas quand on vient à envisager des parcours non linéaires entre réorientation, double cursus, année de césure. C’est encore le cas quand on évolue dans un contexte multiculturel, que l’on soit un binational ou que l’on fasse un retour d’expatriation avec ses parents. Et c’est toujours la même histoire dès lors qu’une dimension internationale entre en jeu, notamment au travers d’une poursuite d’études à l’étranger.
Génération-T n’a pas vocation de se substituer au travail d’orientation mené au sein des établissements, mais de constituer, le cas échéant, une ressource externe mobilisable pour éclairer les élèves et leurs familles lorsque les projets académiques deviennent particulièrement complexes, notamment dans des contextes internationaux.
Et vous alors, comment abordez-vous la prochaine année Parcoursup ?


